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Grainothèque de Tulle : venez échanger vos petites graines !

La grainothèque de Tulle démarre une nouvelle saison d’échange ce mois-ci à la transformerie « La Vie et Demie ». Quand le jardinage cultive la solidarité.
assurer sa propre production de graines pour ses fleurs et son potager, c’est l’enjeu de la grainothèque du groupe Sel de Terre. Les réunions d’échange redémarrent ce mois-ci pour les jardiniers amateurs.

Les 52 adhérents, expérimentés ou débutants, se réunissent deux fois par mois dans les locaux de l’association La Vie et Demie à Tulle. « Nous essayons de reproduire des semences de qualité et des espèces adaptées à nos territoires. Les réunions nous permettent aussi de partager des documents et des vidéos pour ceux qui sont intéressés par la permaculture » explique François Bourdarias, initiateur du projet.

Un environnement autosuffisant
La permaculture est une méthode de culture écologique qui utilise les ressources du sol et des matières organiques pour limiter les activités agricoles et l’utilisation des pesticides. « En permaculture, on recouvre le sol avec de la matière organique qui rend le sol meuble et plein de vie. Cela évite les engrais, et les insectes auxiliaires présents limitent les ravageurs » explique-t-il.

Le sol ainsi fertile favorise la culture. La récolte des graines est donc une récompense : « la polyculture nécessite un savoir-faire, de l’expérience et beaucoup d’humilité. On croit tout maîtriser, tout savoir, mais la nature est impitoyable, si on fait une erreur, on s’en rend compte de suite. » précise-t-il.

La grainothèque est le fruit de ce travail, et permet de partager. Les adhérents peuvent se fournir en graines 100 % corréziennes : « On a une centaine de types de graines à l’échange. On tient un classeur avec l’espèce, qui la donne, le lieu de culture, l’année de la récolte, et qui en a pris. On a ainsi un suivi des productions ».

Le groupe a réussi à sauver quelques espèces locales comme la rave de Treignac, ou le petit pois d’Objat. Et propose quelques raretés comme le pastel du teinturier, une plante médicinale et tinctoriale (qui peut servir à préparer des colorants) utilisée par les Grecs et les Romains.

La culture requiert patience et observation, pour éviter aussi les hybridations. « Les fleurs de carottes se pollinisent parfois avec la carotte sauvage. On obtient un légume plus blanc et plus dur, une carotte semi-sauvage impropre à la consommation. »

Paul Velner, de Saint Chamant, fait partie du groupe Sel de Terre depuis 1 an : « Il y a beaucoup de variétés ici. Je partage ma propre production. Cette année, je vais essayer la graine de pomme de terre, la graine de lin, et graine d’asperges. »

Pratique. Les permanences d’échange de la grainothèque sont ouvertes le premier vendredi et le troisième mercredi du mois, de 17 heures à 19 heures. Réunions et ateliers d’échanges le troisième mercredi du moi, de 18 heures à 20 heures. Le tout à la Transformerie, rue Lucien-Sampaix. Renseignements : 06.86.15.03.14.

2482362Laurianne Lafond
tulle@centrefrance.com
Source: Lamontagne.fr

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L’Echalote

L’échalote, est une plante bulbeuse de la famille des Alliacées, cultivée comme plante condimentaire et potagère. Le terme désigne aussi le bulbe lui-même, qui fait partie depuis longtemps de la gastronomie française.
Nom scientifique : Allium Ascalonicum.

 
J F M A M J J A S O N D
Grise
1/2 Longue
Longue

Jaune: Plantation
Orange: Récolte

Les variétés d’échalote

échalote rose longue (Type Jersey)
Bruneor
Elisor
Jermor
Longor
Pesandor
Vigarmor

échalote rose demi-longue (Type Jersey)
Arvro
Mikor
Melkior

échalote rondes
Golden Gourmet
Biztro
Polka
Red Sun

échalote grise
Echalote grise Griselle
Echalote grise Grisor

Echalote traditionnelle
95579820Produit traditionnel par excellence, les échalotes traditionnelles sont produites de la même façon depuis des générations. Un savoir-faire défendu avec passion par de nombreux producteurs.

C’est une culture très particulière, la multiplication végétative, qui assure à l’échalote une stabilité et des qualités gustatives et culinaires incomparables. Ce mode opératoire, très technique consiste en la plantation d’un bulbe qui va donner naissance à une touffe de bulbes. La plantation d’une des échalotes de cette “touffe” donnera à son tour d’autres bulbes l’année suivante et ainsi de suite. Cette culture demande beaucoup de temps et d’efforts.

L’Echalote traditionnelle se plante et ne se sème pas.
L’Echalote traditionnelle est asymétrique. Elle est composée d’un premier cercle qui englobe au moins 2 à 3 autres cercles d’écailles charnues.
Dans le commerce, l’étiquette apposée sur le filet rouge doit obligatoirement mentionner “Echalotes Traditionnelles”.

Ce produit subtil et fin qui tient excellemment à la cuisson, est devenu un des produits phares de la gastronomie. Autant de caractéristiques qui la différencient de l’oignon et de l’échalote issue de semis.temps et d’efforts.

Cinq étapes sont nécessaires pour une savoureuse authentique
Le paillage : cette étape a pour objectif de réchauffer et de protéger la terre avec l’application de bandes plastiques noires sur le sol meuble profond et bien drainé. Tout en évitant l’utilisation d’herbicides. Une étape essentielle et écologique.
La plantation : chaque bulbe-plant est soigneusement planté, individuellement et à la main, sur la moitié de sa hauteur. Ce n’est qu’au bout d’un mois que les feuilles commencent à se développer. Le bulbe grossit et donne naissance à d’autres bulbes.
La récolte : de juin à août, les échalotes sont arrachées manuellement, touffe par touffe et séchées au soleil pendant quelques jours. Un bain de soleil qui leur donne cette légendaire belle couleur rosée et cuivrée.
Le nettoyage : l’équeutage et le calibrage sont les seules concessions faites à la mécanisation. Le triage s’effectue, quant à lui, à la main.
Le stockage : les échalotes sont conservées en silo ou en frigo pour une commercialisation à l’année. Ce mode de stockage permet de conserver les échalotes pendant un an environ.

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Des emballages fabriqués avec des plants de tomates

Et si les plants de tomate servaient à fabriquer des emballages fruits et légumes ?

1kg-tomato-blue_consumer-pack-enriched-with-tomato-plant-fibres_webLa société néerlandaise Solidus Solutions propose des cartons à base de plants de tomate pour emballer les fruits et légumes.

Et si les plants de tomate servaient à fabriquer des emballages fruits et légumes ?Une société d’emballage vient de mettre au point un procédé permettant d’introduire les déchets issus de la production du fruit dans la fabrication de carton. Une démarche 100% recyclable qui séduit déjà les producteurs locaux.

La société Solidus Solutions, basée aux Pays Bas, et qui propose à ses clients des emballages carton diversifiés, vient de développer un nouveau concept d’emballage en utilisant les débris de plants de tomate. C’est une idée innovante de cette société néerlandaise spécialisée dans la production d’emballages écolos, qui propose aux producteurs locaux de recycler les tiges et feuilles de tomates pour en faire des cartons servant à transporter des tomates et autres fruits et légumes.

La société propose donc, au lieu de composter les débris de plants de tomate, de s’en servir comme matière première, en combinaison avec les fibres de vieux papiers, pour produire du carton compact d’emballage.

Les emballages à base de carton compact enrichi aux fibres de plants de tomates sont, à leur tour, complètement recyclables. La réutilisation est donc optimale et contribue à l’économie circulaire. Et en plus d’être aussi solides que les traditionnelles caisses en carton, ces emballages peuvent être recyclés jusqu’à sept fois, assure l’entreprise. Plusieurs producteurs locaux ont été séduits par les cartons de 3 kilos et ceux de 700 grammes à 1 kilo.

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CARTE. Quels pesticides dangereux sont utilisés près de chez vous ?

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Chaque année, près de 100 000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux sont utilisés en France.

Les données proviennent du ministère de l’Écologie. Le ministère de l’Agriculture exerce également un droit de regard sur leur publication. Elles sont confidentielles et couvrent une période qui s’étend de 2008 à 2013 (et de 2009 à 2013 pour l’outre-mer).

Plusieurs milliers de pesticides différents ont été vendus sur le marché français pendant cette période. Si certains ne présentent pas de risques, d’autres contiennent des substances actives qui ont d’ores et déjà été identifiées comme présentant un risque probable ou avéré pour l’être humain. Certaines ont même été interdites au cours de la période observée, mais la plupart d’entre elles sont encore autorisées.

La Gironde, la Marne et la Loire-Atlantique en tête

71 substances sont jugées dangereuses ou potentiellement dangereuses par des organismes américain (Environmental Protection Agency) et européen (base de données gérée par la Commission européenne) ou le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l’OMS.

La carte des départements qui consomment ces substances en plus grandes quantités : les départements de la Gironde, de la Marne et de la Loire-Atlantique arrivent largement en tête avec des ventes de pesticides dangereux trois fois et demie supérieures à la moyenne de l’ensemble des départements français.

Cliquez sur chaque département pour connaître le détail des cinq pesticides dangereux les plus vendus près de chez vous, leur mode d’utilisation et les risques qu’ils comportent.